Infos

Vous parcourez actuellement les archives du blog Le blog du Comptoir des savoirs de oct  .

octobre 2009
L Ma Me J V S D
« sept   nov »
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Archive pour oct  

Le Pôle ICI dans la Lettre de l’Atelier…

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 27 Avril 2009

“Pour innover, il faut penser usages avant technologie”

Le pôle ICI réfléchit à des services innovants pour l’espace urbain. Rassemblant artistes, industriels et chercheurs, il vient d’être labellisé pôle de compétitivité régional en PACA. Rencontre avec Olivier Eschapasse, coordinateur du pôle.

L’Atelier : A quels besoins souhaite répondre le pôle Industries de la Créativité et de l’Innovation (*) ?

Olivier Eschapasse : Dans le domaine des technologies de l’information, il nous semble que les innovations majeures viendront plus de l’assemblage de technologies préexistantes que de l’émergence de nouvelles. Ce que nous voulons, c’est apporter des services dans des lieux publics comme les aéroports, où le besoin de communication et d’interactivité est très fort entre l’individu et son environnement (pour gérer les personnes, diminuer l’attente…). Nous souhaitons aussi proposer nos services à l’industrie touristique et aux villes, avec des services permettant aux personnes de se repérer dans des lieux inconnus. Aujourd’hui, avec l’engouement pour les objets communicants et l’ambiance intelligente, on commence à développer ce qu’il faut pour gérer les besoins des gens dans les espaces publics.

Ce ne sont pas tant les technologies qui vous intéressent que les usages, finalement.

Exactement. Ce dont je suis convaincu, c’est qu’il faut penser usages avant technologie. Dans neuf cas sur dix, une technologie ne sert pas à ce quoi à quoi elle était prévue à l’origine. D’ailleurs, quand une technique n’est pas pensée en termes d’usages, elle reste confidentielle. Prenons l’exemple de la géolocalisation des bus. De nombreuses villes savent localiser leurs véhicules. Mais on reste dans une vision gestionnaire. Le vrai service au citoyen, lui, est encore souvent inexistant : l’information n’est pas valorisée auprès des usagers. C’est pourquoi nous travaillons par exemple sur une application mobile qui géolocalise l’utilisateur et lui indique la position des transports en commun autour de lui.

Mais pour le développement de tels services, il existe déjà des agences d’architecture, de design, d’aménagement du territoire…

C’est vrai. D’ailleurs la plupart de nos adhérents travaillent déjà avec des agences. Mais ce qu’ils aiment dans notre approche, c’est son côté pluridisciplinaire. Nous avons également une stratégie plus R&D. La présence d’artistes spécialisés dans les arts de la scène, de la rue et de la ville interactive nous permet aussi de confirmer l’originalité de notre approche : nous nous intéressons à l’humain.

Pour les industriels et les chercheurs, l’art est-il perçu comme une forme d’innovation ?

Oui, tout à fait. L’art permet souvent de réfléchir à l’utilisation ou la réutilisation d’une technologie. Le micro sans-fil par exemple a été inventé après qu’un artiste à qui on a demandé de réaliser un travail autour d’un tournoi de tennis a voulu savoir s’il était possible de transmettre le son des balles sans-fil. Ces derniers ne pouvant être acceptés sur le terrain. Les opérateurs radio lui ont confirmé qu’il était possible de mettre un émetteur dans le manche du micro installé près des cordes, et un autre sur l’ampli. La technologie existait, mais la question de son utilisation ne s’est jamais posée.

(*) Association qui regroupe une soixantaine d’adhérents : entreprises, laboratoires de recherche et artistes spécialisés dans le numérique. Elle réfléchit à de nouvelles façons de mettre en scène l’information dans les espaces communicants et la ville interactive.

Famille 3: un grand frère jumeau autrichien

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 27 Octobre 2009

“Nous considérons l’Art comme une méthode de recherche en innovation”

L’autrichien Futurelab relie recherche et développement, entreprises et activité artistique. Le but : développer des applications et services en entreprises mieux adaptés aux besoins des utilisateurs.

Futurelab fait partie d’ARS Electronica, dont l’objectif est de lier l’Art, la société et les technologies. Il mène des projets pour des entreprises ou des institutions. La moitié d’entre eux est directement liée à l’Art et à la culture, et un tiers à l’innovation industrielle. Entretien avec Christophe Lindinger, directeur de la R&D, et qui ouvrira les rencontres “Technologies et arts numériques”, prévues le 27 novembre à Rennes.

L’Atelier : Pourquoi associer développement industriel, artistique et technologique ?

Christopher Lindinger : Pour nous, l’Art est une méthode de recherche en innovation. Les artistes pensent différemment à propos de certains aspects de la société. Ils ont une manière de penser qui remet en question les idées entérinées. Les entreprises ont de plus en plus en tête les gens qui vont utiliser leurs technologies, et plus seulement les technologies en elles-mêmes. A travers l’Art, nous cherchons des moyens créatifs d’utiliser la technologie.

Comment cela se traduit-il concrètement ?

L’influence de nos projets peut être directe ou indirecte. Par exemple, un artiste travaillant chez nous avait organisé un concert basé sur l’utilisation des téléphones portables. Il s’agissait d’appeler les numéros des spectateurs présents, à qui une sonnerie précise avait été attribuée. Nous avons dû faire face à plusieurs difficultés techniques. Parmi elles, le délai trop long entre la composition du numéro et le moment où le mobile sonne effectivement. L’innovation que nous avons développée en réponse à ce problème a ensuite été reprise par les entreprises du secteur en Autriche pour mettre fin à cette latence.

Votre démarche semble du coup laisser d’abord la parole à l’Art avant de voir comment réutiliser une idée au niveau industriel.

Non, il arrive aussi souvent que les entreprises fassent appel à nous pour répondre à un problème précis. Par exemple, un constructeur de GPS cherchait un moyen d’améliorer les indications données par son appareil. Les utilisateurs avaient en effet du mal à estimer les distances énoncées par l’appareil et se trompaient souvent. Les chercheurs de Futurelab, artistes et scientifiques, se sont penchés sur le problème sous différentes perspectives. La solution proposée a été d’installer une caméra sur le véhicule filmant la route. Au moment de tourner le GPS présente l’image provenant de la caméra sur laquelle le chemin à suivre est ajouté numériquement.

Quelles sont les entreprises qui font appel à vous ?

Le spectre est large. Il y a beaucoup de grosses entreprises qui viennent au stade du développement de produits pour obtenir une vision de ce que pourrait être le futur de leur industrie, les nouveaux usages possibles, etc. Mais aussi des PME locales qui ont besoin de soutien sur une problématique particulière. C’est très enrichissant pour nous.

 

À lire aussi sur le site de l’Atelier :

  • Pour mieux innover, la Chine doit sortir des laboratoires (12/06/2009)

  • “Pour innover, il faut penser usages avant technologie” (27/04/2009) (Il s’agit du Pôle ICI)

Famille 2 : une grande soeur saclaisienne

Lu dans le Journal de l’Innovation
28 octobre 09

Digiteo : Précurseur du Campus de Saclay

La plateforme de visualisation interactive Wild. © Digiteo

Créé en 2000, Digiteo regroupe 25 laboratoires spécialisés en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (STIC) du Plateau de Saclay. Son ambition : devenir l’un des premiers centres de recherche du secteur au monde. Pour y parvenir, la structure favorise la mise en commun des compétences, que ce soit en matière de recherche ou de valorisation.

« Digiteo permet de faciliter l’exploitation des complémentarités entre les équipes de recherche mais aussi de favoriser le financement pour les activités communes, que ce soit pour la recherche ou pour la valorisation. L’organisation répond en quelque sorte à un principe de subsidiarité dans la mesure où Digiteo correspond à la mise en commun de ce qui manquait aux membres pris isolément » explique Maurice Robin, directeur exécutif de Digiteo.

Un budget annuel de 7 millions

Précurseur du Campus de Saclay et regroupant 25 laboratoires spécialisés en Sciences et Technologies de l’Information et de la Communication (STIC) du site, Digiteo est l’œuvre de ses 6 membres fondateurs (CEA, CNRS, École Polytechnique, Supélec, INRIA et Université Paris-Sud 11) et de 3 associés (ENS Cachan, Université de Versailles Saint-Quention et l’École Centrale de Paris). L’ambition est de devenir l’un des premiers centres mondiaux de recherche du secteur (1). Pour cela, Digiteo bénéficie d’un budget annuel de 7 millions, financé par les fondateurs et associés (1 million d’euros), par l’État (2 millions), la région Ile-de-France (près de 3 millions) et les fonds européens. Certains projets bénéficient également d’un cofinancement par les différents partenaires (1 million). D’ici fin 2011, 3 nouveaux bâtiments, installés sur le Plateau de Saclay concrétiseront géographiquement le rapprochement des équipes et laboratoires, aux côtés du Pôle Commun de Recherche en Information, actuellement en construction.

50 projets de recherches coopératifs

Côté recherche, Digiteo a permis la mise en place de 50 projets de recherches coopératifs, de 6 chaires et du programme « scientifiques invités » (25 en 2009). Digiteo analyse également le portefeuille des 250 familles de brevets ouvrant la voie à des mises en commun ou des échanges entre les membres de Digiteo. Mais pour Michel Beaudouin-Lafon, directeur du LRI (CNRS) et représentant de l’Université Paris-Sud au Comité de pilotage de Digiteo, « l’intérêt de la mise en réseau au sein de Digiteo est de permettre d’atteindre une masse critique. Mettre sur un même lieu des spécialistes de disciplines différentes permet d’identifier des complémentarités facilitant la mise en route de projets. C’est notamment le principe des groupes de travail mis en place dans une dizaine de domaines. » Cette démarche a par exemple débouché sur l’association de 8 laboratoires pour la mise en œuvre de la plateforme de visualisation interactive WILD, fruit des recherches sur l’interaction multi-surfaces et multi-échelle.

Opération de Maturation Technico-Économique

Côté valorisation, Digiteo a développé l’Opération de Maturation Technico-Économique (OMTE) offrant un accompagnement du passage de l’idée à la mise au point d’un démonstrateur (« preuve de concept technologique »). Après une sélection en partenariat avec les industriels, les projets ont notamment accès à la réalisation d’une étude de marché et à un coaching en propriété intellectuelle. Cette intervention dans la phase dite de la «  vallée de la mort » c’est-à-dire quand l’idée n’intéresse pas encore les industriels, débouche généralement sur le création d’une strat-up ou sur une licence pour les industriels. Parallèlement, Digiteo participe au projet européen FITT pour la création d’une boîte à outils pour la valorisation.

28 octobre 2009, Elsa Bellanger

(1) Digiteo est orienté sur les thèmes du logiciel, de la modélisation-simulation, des architectures de calcul, des systèmes de détection, des capteurs, des systèmes de contrôle-décision, ou encore de l’interaction, de la visualisation et de la réalité virtuelle.

Famille 1 :Un grand cousin francilien

Lu dans le Journal de l’Innovation

28 octobre 09

Cap Robotique : L’ambition française

Créé en décembre 2008 dans le cadre du pôle de compétitivité dédié aux contenus numériques Cap Digital, « Cap Robotique » s’est fixé comme objectif de fédérer les acteurs de la robotique et de structurer la communauté française. Comme l’explique Bruno Maisonnier, président fondateur de Aldebaran Robotics, l’ambition est de positionner la France comme un leader sur ce marché voué à une forte croissance. © Tanguy Cadieu /Naja

Réalité augmentée embarquée

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Publié le 27 Octobre 2009

La réalité augmentée s’épanouit sur les téléphones portables

Caméras, GPS, accéléromètres et écrans de plus en plus performants font des téléphones un support particulièrement adapté aux solutions de réalité augmentée. Notamment pour fournir des informations géolocalisées.

Le téléphone portable a de fortes chances de devenir le support de prédilection des applications de réalité augmentée, annonce ABI Research. Selon le cabinet, les plates-formes mobiles transformeront l’écosystème de cette technologie qui permet de superposer des images virtuelles ou du contenu à une image réelle. Pour les chiffres : le marché représentera 350 millions de dollars en 2014, contre 6 millions en 2008, stimulé notamment par la multiplication d’applications mobiles. Dans les faits, de nombreuses applications pour iPhone ou pour les téléphones sous Androïd voient le jour. Pourquoi un tel engouement ? Tout simplement parce que les combinés portables embarquent des technologies adaptées à la réalité augmentée comme les caméras, les GPS, les accéléromètres, et des processeurs performants.

Un créneau pour les publicitaires

“Les capacités de ces plates-formes mobiles créent de réelles opportunités pour les technologies liées à la réalité augmentée”, affirme Joe Madden, auteur de l’étude. Voilà pour la technique. Côté usage, le mobile rend particulièrement adaptée la distribution d’informations géolocalisées, qu’elles soient d’ordre culturel, commercial ou encore social. D’ailleurs, ABI Research note sans grande surprise que l’un des secteurs qui en profitera le plus est celui du marketing. “Les applications professionnelles de réalité augmentée continueront à faire l’objet d’une importante demande dans les domaines militaire, automobile et du divertissement”, poursuit Joe Madden.

Faire évoluer le matériel

“Mais ces secteurs seront vite dépassés par les ventes de solutions mobiles grand public et publicitaires”. C’est pourquoi il recommande aux fournisseurs actuels de s’adapter rapidement. Et propose la constitution de bases de données géotagguées alimentées par les institutions, les entreprises et les particuliers. Reste que des améliorations doivent encore être apportées au niveau technique. Entre autres, selon ABI Research, les systèmes de géolocalisation ne fonctionnent pas encore de manière optimale. Ils doivent être affinés pour répondre aux besoins d’applications liées au shopping, ou aux jeux virtuels, où la position des objets réels requiert une plus grande précision.

3D tactile

Lu dans le Journal de l’Innovation
28 octobre 09

Images 3D : Le virtuel au bout des doigts

Des chercheurs de l’Institut Fraunhefer, en Allemagne, ont conçu un système innovant permettant de visualiser et de manipuler un objet 3D en relief sur un écran. L’image stéréoscopique, visible sans lunettes spéciales, peut être dirigée avec les mains. Trois caméras, une intégrée à l’écran, les deux autres placées au-dessus, filment à la fois les mouvements des doigts de l’utilisateur mais également son visage afin d’orienter l’image selon ses désirs. La technologie, qui pourrait être commercialisée d’ici un peu plus d’un an, se destine notamment au secteur médical : ne nécessitant ni souris, ni clavier, les médecins seraient ainsi capable de manipuler facilement l’interface.

La panne d’imaginaire pour les interfaces 3D

Lu dans la Lettre de l’Atelier

Publié le 26 Octobre 2009

La 3D sur les mobiles peine encore à convaincre

La technologie est intégrée aux portables modernes, mais cela ne se traduit pas dans les interfaces utilisateurs. En cause : des applications plus esthétiques qu’utiles et des modes de navigation encore inadaptés.

Malgré des capacités d’utilisation de la 3D existantes, le succès de smartphones comme l’iPhone repose sur une interface essentiellement en deux dimensions. Une étude publiée par Ikivo expose les raisons de ce qui apparaît comme un paradoxe et propose quelques conseils pour favoriser l’apparition d’interfaces 3D sur mobile. Premier impératif : il faut que les interfaces utilisateurs en trois dimensions aient une réelle valeur. Malgré l’intégration des technologies 3D par les constructeurs, poussés par le succès des jeux sur mobile, elles sont très peu utilisées pour élaborer les menus. Dans le meilleur des cas, les effets 3D sont purement artistiques et sacrifient l’aisance d’utilisation à l’esthétique.

Améliorer l’ergonomie en même temps que l’esthétique

Effets de transition, de grossissement, de défilement et arrières plan animés procurent un intérêt visuel à l’interface mais n’en améliorent pas vraiment l’ergonomie. Sans compter que l’animation peut parfois durer plus d’une seconde et agacer l’utilisateur pressé d’arriver à l’écran suivant. En ce qui concerne les écrans de transition, cela peut se traduire de diverses manières. Première idée : permettre à l’utilisateur de passer d’un écran à l’autre sans changer complètement, pour accélérer la navigation. On peut aussi lui permettre d’arranger les écrans d’accueil sous une forme familière, par exemple les différentes faces d’un cube. Il pourra ainsi s’en souvenir plus facilement.

Les modes de navigation mis en cause

Ou encore proposer une visualisation de plusieurs écrans en même temps pour voir toutes les applications qu’elles contiennent d’un seul coup d’oeil. Les méthodes de navigation posent d’autres difficultés à l’adoption des interfaces 3D. Les ordiphones reposent essentiellement sur l’utilisation du pouce pour activer un joystick, ou celle d’un stylet (ou de l’index) agissant directement sur l’écran tactile. Aucune de ces deux méthodes n’a vraiment fait ses preuves pour permettre une interaction 3D. Les développeurs ont bien développé des méthodes alternatives (double clic, utilisation de deux doigts, glissé, etc.), mais elles varient beaucoup d’un mobile à un autre. Elles sont donc peu intuitives et rendent les utilisateurs réticents à leur utilisation. La mise en place de joysticks plus complexes pourrait constituer une solution à ce problème.

À lire aussi sur le site de L’Atelier :

  • L’iPhone est prétexte à toutes les sortes de communautés (22/10/2009)

  • L’iPhone fait désormais office de guide de premiers secours

 

Design techno et fracture générationnelle

Lu dans la Lettre de l’Atelier

Publié le 23 Octobre 2009

Réduire la fracture numérique entre génération est une question de design

Ce n’est pas qu’un problème de formation qui éloigne les seniors des mobiles et services web. C’est parfois tout simplement une barrière physique : ces solutions ne sont pas encore adaptées à ces consommateurs.

SeniorSi les seniors sont désormais friands de technologie, il leur reste difficile de les exploiter à leur juste valeur, souligne une équipe de l’université de Floride. En cause : un manque de connaissance, certes. Mais aussi pour des raisons physiques : téléphones portables et applications Internet ne sont pas forcément adaptés à des personnes dont l’acuité visuelle par exemple diminue. Selon l’équipe, il est du coup nécessaire que les marques soient conscientes des réels besoins de ce public afin d’adapter le design de leurs produits et services. Par exemple, en généralisant le développement de téléphones portables avec des menus simplifiés, des boutons larges et des écrans agrandis. Un système de réduction du bruit extérieur pourrait aussi s’avérer utile.

Modifier le design des appareils

En ce qui concerne les sites web, utiliser des arrière-plans contrastés, des caractères à taille élargie et minimiser le besoin de défiler l’écran seront nécessaires pour leur faciliter la navigation. Autre technique : accompagner les sites de services d’assistance et d’aide à la navigation. Selon les chercheurs, cette accessibilité n’est pas qu’une question de praticité. Alors que la plupart des secteurs s’ouvrent aux solutions technologiques (santé, gouvernement…), il devient nécessaire de les maîtriser sous peine de devenir ce qu’ils appellent des “citoyens de seconde zone”. “La fracture numérique s’accroît avec le développement des nouvelles technologies”, explique Neil Charness, co-auteur de l’étude.

Premiers bénéficiaires

“Les personnes âgées peuvent se retrouver isolées et à l’écart de la modernité”. Selon lui, elles sont pourtant parmi les premiers bénéficiaires potentiels. Que ce soit pour les achats en ligne ou la recherche d’informations médicales, les technologies adaptées les rendront plus mobiles. Pour déterminer les besoins exacts des consommateurs âgés, les chercheurs ont étudié les capacités cognitives et perceptuelles de ces derniers. Résultat : ils perçoivent la réalité différemment des jeunes, soulignent les responsables de l’étude. Parmi les causes de ce phénomène : la diminution de l’acuité visuelle et un changement de perception des couleurs, ainsi que la susceptibilité à la lumière forte. Les personnes âgées doivent aussi faire face à des difficultés de maintien de l’attention.

Echanger pour économiser

Lu dans la Lettre de l’Atelier

Publié le 21 Octobre 2009

De l’intelligence collective pour réduire sa consommation d’énergie

L’université du Vermont a créé un site sur lequel ce sont les internautes qui permettent à d’autres de dresser un profil de leur consommation. Et de comprendre comment la réduire.

En matière d’énergie, les conseils des internautes sont plus efficaces que les rapports officiels, avancent des chercheurs de l’université du Vermont. Partant de ce principe, ils ont développé une plate-forme communautaire destinée à réduire la consommation des Américains. Baptisée EnergyMinder, elle combine les ressources des internautes avec celles de la machine. L’idée est simple : afin de réduire sa consommation d’énergie, il faut d’abord comprendre pourquoi on en consomme autant.

Les questions les plus explicatives

L’utilisateur doit d’abord rentrer dans le système les informations concernant le montant de ses factures mensuelles. L’algorithme classe du coup la personne selon son profil de consommateur. Le relais est ensuite pris par les internautes : le site affiche en effet des questions supplémentaires adaptées à la situation de l’utilisateur : Quelle est la surface de votre habitat ? Combien de personnes y résident ? Toutes ces questions étant proposées par les internautes et les membres du projet. “Plusieurs facteurs peuvent influencer la consommation d’énergie”, explique à L’Atelier Josh Bongard, responsable du projet. “Par exemple, le nombre de petits enfants dans la famille, ou encore la quantité de fenêtres exposées au soleil”. Plus l’utilisateur répond aux questions, plus le résultat est précis.

Solliciter la communauté

La machine propose ensuite un graphique interactif et détaillé, qui permet d’identifier les facteurs augmentant la consommation d’énergie. Mais aussi de comparer ses résultats avec ceux des autres. “Si l’on sait que l’on consomme plus que le voisin, on a envie de savoir pourquoi”, poursuit Josh Bongard. Ainsi que comment réduire sa facture”. Sur cette étape, l’utilisateur peut décider de s’adresser à la communauté pour poser des questions, solliciter des réponses et partager des idées. “Les réseaux sociaux permettent aux gens de travailler ensemble afin de trouver une explication à leurs questions”, conclut le professeur. Toute personne ayant plus de dix-huit ans peut participer au projet, en s’inscrivant sur le site. Les informations collectées sont anonymes et confidentielles.

 

Le Design comme environnement

Lu dans le Journal de l’Innovation

21 oct 2009

RATP : Des stations design

Marc Aurel, spécialiste du design urbain, a dévoilé la nouvelle collection de mobilier qu’il réalise actuellement, avec son équipe (m.a studio), pour les stations de tramway RATP. Le concept : des stations évolutives développées autour du rapport entre le mobilier, son environnement et le rapport à l’usager. Marc Aurel et Yo Kaminagai, responsable du design et des projets culturels à la RATP nous expliquent leur démarche. ©Tanguy Cadieu/Naja (Rediffusion du 8 avril 2008)

Voir vidéo :

http://www.innovationlejournal.com/spip.php?page=article_videoj&id_article=2424

Le Design comme moteur

Le Journal de l’Innovation

Vendredi 23 octobre 2009

Observeur du Design : Le design au coeur de l’innovation

Anne-Marie Boutin, présidente de l’Agence pour la Promotion de la Création Industrielle (APCI). © Naja

Alors que la dixième édition de l’exposition “Observeur du design”, organisée par l’Agence pour la Promotion de la Création Industrielle (APCI) à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris, est inaugurée aujourd’hui, le 22 octobre, Anne-Marie Boutin, présidente de l’APCI, revient sur les enjeux liés à la prise en compte d’une approche design dans une démarche d’innovation.

Pouvez-vous nous rappeler les objectifs de la manifestation ?

L’exposition “Observeur du design” présente les réalisations labellisées cette année. L’originalité de l’exposition est d’ailleurs que son propos se construit à partir des réalisations et non l’inverse. Pour chacune des réalisations, la qualité de l’approche design a été reconnue. Un jury international a remis un peu plus de trente étoiles, dont 3 sont des réalisations de prospective et 3 sont en recherche d’éditeur. L’idée est bien de récompenser des entreprises qui développent une approche design. L’exposition leur apporte une mise en lumière et un soutien à l’exportation dans la mesure où l’exposition est itinérante. Les réalisations primées montrent bien la spécificité de la démarche. Elles montrent que le design n’est pas uniquement esthétique mais qu’il développe une véritable approche centrée sur les individus, leurs usages et leurs comportements. Par exemple, une des réalisations est issue de la SNCF. Il s’agit de toilettes du futur, amenées à équiper les TGV. La conception a débuté par une étude sociologique et, en interne, par une enquête auprès des agents de maintenance. L’objectif était de dégager les usages du produit, tant du point de vue de son utilisation que de celui de son entretien. L’enjeu était de mettre au point un produit qui réponde aux attentes de tous. Autre exemple : la clé USB de La Cie en forme de vraie clé et donc à attacher au porte clé. Cet objet renvoie clairement à la pratique. Une jeune entreprise a également réalisé des couches pour bébés avec une partie jetable et une partie réutilisable. Là, le produit répond à l’enjeu du développement durable.

Justement, qu’en est-il de la prise en compte du développement durable ?

Cette préoccupation est toujours plus présente. Une des réalisations est un plateau-repas pour les avions en canne à sucre, développé par la société Sky Chef. La canne à sucre le rend biodégradable, mais aussi léger, entrainant une économie de poids et dons de kérosène. Egalement, de plus en plus, le souci du développement durable s’engage dans une logique pédagogique. La société japonaise Pilote, qui soit dit en passant a fait appel à des designers français, réalise des stylos à base de produits plastiques recyclés (des bouteilles notamment). Le produit raconte ainsi une histoire. Le matériel a plusieurs vies. Toujours dans cette logique pédagogique, EDF a mis au point un compteur électrique pour les habitats isolés. Ce produit amène une autre relation à l’energie en permettant une prise de conscience des impacts de nos consommations. Autre exemple : la société Ferrari Textile propose un bilan écologique des procédés.

Qu’en est-il de l’intégration du design dans les politiques de soutien à l’innovation ?

En France, ça n’avance pas vite, malgré les intentions du ministère. Il faut des politiques ambitieuses et pas simplement des politiques destinées à rattraper le retard. De nombreuses écoles françaises, qu’elles soient publiques ou privées, ont un très bon niveau et sont reconnues internationalement. Elles préparent une nouvelle génération de designers. Maintenant, il faut un dynamisme de la part des entreprises. Il nous faut donc faire comprendre que le designer peut jouer un rôle important dans la conception et la prospective et pas seulement, en bout de chaîne, un rôle esthétique. Les entreprises sont de plus en plus sensibles à ces questions. Les actions de sensibilisation doivent donc être plus fortes pour ceux qui sont en relation avec les entreprises, comme les sociétés de conseil. La démarche design implique une analyse, une prise en compte des besoins. Il ne suffit de dire qu’on va prendre un designer. Il faut au contraire l’associer à la conception. Pour cela, il faut un accompagnement des entreprises. Dans certains pays, des initiatives politiques nationales mettent en évidence le lien entre innovation et design. En Finlande, l’Université Alvar Alto, centrée sur l’innovation et associant cette dernière à l’approche par le design, vient d’être créée. L’innovation y est vue comme un tout et se traite comme un tout.

 

Relevé automatique de vie

Lu dans la Lettre de l’Atelier

Publié le 19 Octobre 2009

SenseCam prend des photos de manière automatique.

L’appareil photo pendentif de Microsoft est capable de prendre des images de manière automatique et régulière. Les premiers usages sont médicaux, mais le dispositif pourrait vite inspirer les médias sociaux.

Enregistrer automatiquement les instants de sa vie est désormais possible avec le nouvel appareil photo mis au point par Microsoft et repéré par The New Scientist. Baptisé SenseCam, il se porte en permanence autour du cou et prend des photos de manière automatique. Ceci, à intervalles de trente secondes et lors d’événements importants. Afin de détecter ces derniers, il est muni de capteurs comme un accéléromètre et une cellule photosensible. Ces senseurs sont par exemple chargés d’identifier lorsque le propriétaire de l’appareil rentre dans un nouvel environnement.

Aucune intervention de la part de l’utilisateur

D’autres capteurs sonores et infrarouges détectent quant à eux la chaleur corporelle d’une personne à proximité, afin de déclencher la prise de l’image. Avec sa prise de vue grand angle, SenseCam est capable de mémoriser plus de trente mille clichés. Ces photos sont géolocalisées, puisque le gadget contient un GPS. Le but de ce produit est au départ d’aider les personnes malades, notamment souffrant de perte de mémoire (Alzheimer). Par exemple, pour enregistrer le trajet qu’ils empruntent pour se rendre à leur domicile ou encore l’endroit où sont cachées leurs clés.

Rédiger un journal intime photographique

Une autre utilisation consisterait à pouvoir garder trace de toute sa vie sous forme d’un gigantesque album photo numérisé : en stockant les évènements familiaux, les personnes rencontrées, les lieux visités… Enfin, grâce à un angle de vue de plus de cent trente degrés et aux détecteurs de chaleur, cette caméra pourrait a posteriori aider un établissement à comprendre d’où est parti un feu par exemple. Pour un prix de près de 600 euros, l’appareil sera disponible sur le marché grand public dès 2010.

La tuile interactive et écologique

Journal de l’innovation

16 octobre 2009

Thermeleon : La tuile climatisante

Thermeleon, quesaco ? Il s’agit de la dernière invention d’une équipe de jeunes chercheurs du MIT, une tuile en polymère qui a la propriété de changer de couleur en fonction de la température. Quand il fait chaud, elle devient blanche et reflète 80 % de la lumière du soleil, et quand il fait froid, elle devient noire et absorbe alors 70 % de l’énergie reçue, contribuant ainsi à réguler la température intérieure du bâtiment. En se basant sur ce principe, les scientifiques veulent désormais mettre au point une peinture qui pourrait être appliquée sur n’importe quelle surface.©MIT

Spécial handicap

Lu dans le Journal de l’innovation

16 octobre 2009

Papoo : Sortir de l’isolement du handicap

Le Papoo Touch propose une lecture immédiate par synthèse vocale de ce qu’on écrit sur l’écran tactile. © Papoo /Smartio

La société Smartio, spécialisée dans les produits électroniques médicaux pour les personnes handicapées, a reçu, pour sa gamme Papoo, le Trophée CAP’TRONIC Jeune Entreprise, qui récompense une société de moins de 3 ans ayant réussi l’introduction d’une solution électronique dans son produit.

Spécialisée dans les produits électroniques médicaux pour les personnes handicapées, la société Smartio a été honorée, le 7 octobre lors du Forum de l’Electronique, du Trophée CAP’TRONIC Jeune Entreprise, qui récompense une société de moins de 3 ans ayant réussi l’introduction d’une solution électronique dans son produit. La société, créée en juillet 2006 par Thomas Hugues, Jean-Philippe Diez et Manuel Gongalez, a développé une gamme d’applications électroniques pour personnes souffrant de handicap. Répondant aux normes médicales, la gamme, baptisée Papoo, vise à accroître ou améliorer l’autonomie des utilisateurs, qu’ils souffrent d’un déficit de la parole ou d’un handicap moteur.
« Un moyen simple de communiquer »
Sur le marché depuis 2008, « le Papoo offre un moyen simple de communiquer. L’appareil est équipé d’un écran tactile et il suffit de toucher une image pour que, par synthèse vocale, l’idée ou le besoin sélectionné soit exprimé oralement  » explique Thomas Hugues, fondateur de la société Smartio. L’appareil peut mémoriser jusqu’à 10000 messages. Egalement sur le marché, le Papoo switch est un bouton tactile d’appel infirmière.
En 2010,

La gamme sera enrichie de trois nouvelles applications : le Papoo pilote, le Papoo Touch et le Papoo Night. Le premier, destiné aux handicapés moteur est un casque permettant d’interagir avec l’interface Papoo. L’utilisateur pilote une souris sans fil par les mouvements de sa tête, le clic sur l’écran se faisant par un clignement d’œil. Le second, qui utilise le même processeur que l’iPhone 3G, propose une lecture immédiate par synthèse vocale de ce qu’on écrit sur l’écran tactile et permet aussi de lire des DVD, des fichiers MP3, etc. Enfin, le Papoo night est une veilleuse qui change de couleur en fonction de l’environnement sonore.
La société travaille en partenariat

Les partenariats : avec la société Visio Objects pour la technologie MyScript et avec la société Acapela pour la technologie de synthèse vocale. Elle a également déposé 4 brevets internationaux pour protéger les technologies développées. Par ailleurs, « le design est une composante majeure de nos produits. Ceux-ci se doivent en effet d’être très simples d’utilisation pour satisfaire le public visé  » souligne Thomas Hugues. En vente sur le marché européen, la gamme Papoo suscite l’intérêt de distributeurs nord-américains. La société est d’ailleurs actuellement en recherche de fonds pour le développement de sa force commerciale pour ces marchés.

Technologies africaines

Lu dans la Lettre de l’Atelier

12 oct 2009

“En Afrique, la vie médiatique se passe en ligne pour les digital natives”

Les jeunes générations du continent s’informent principalement sur le web. D’où la nécessité de trouver les moyens de leur en faciliter l’accès, encore limité. Et de mettre au point de nouveaux modèles d’affaires.

Entretien avec Frank Windeck, directeur du programme média du KAS*, qui co-organisait la African Media Leadership Conference. Thème de la rencontre : s’interroger sur les moyens de fidéliser et monétiser les jeunes qui s’informent sur le web.

Quelle est la situation des médias en Afrique ?

Chaque pays fait face à des défis différents. Ce qui est sûr, c’est que globalement, nous espérons l’émergence d’une presse plus libre.

En ce qui concerne le web, dans certains pays, les “digital natives” sont vus comme une menace. L’accès aux réseaux sociaux et à certains blogs sont bloqués. Ce qui pose un problème à la popularisation du web, et à la presse en ligne.Et en règle générale, les services manquent. Mais les jeunes générations sont les preneurs de décision de demain. Les gouvernements ne se rendent pas service sur le long terme en ne trouvant pas les moyens de les laisser s’exprimer et s’informer sur le web. D’autant que l’expression “digital natives” implique bien le fait que ces individus ne sont pas seulement familiers des technologies, mais qu’elles font partie d’eux. Pour eux, la sphère médiatique se passe en ligne, pas ailleurs.

Internet peut-il être déjà considéré comme un support médiatique populaire dans les pays émergents ? Existe-t-il des interactions entre presse papier et pendant en ligne ?

De plus en plus de gens lisent les actualités sur le web en Afrique, et font partie d’une ou plusieurs communautés sur lesquelles ils échangent des informations. On peut également commencer à parler de connexions entre papier et web, avec le lancement désormais fréquent par les journaux d’une interface sur le Net. Mais cette dernière est encore souvent considérée comme un supplément du papier.

Quels seront les modèles économiques de la presse en ligne africaine ?

Les espoirs que le monde occidental a mis dans les solutions déjà envisagées sont souvent restés lettre morte. Le problème est le même en Afrique. Prenez le modèle de la publicité en pop-up : à peine affichée, elle est fermée par l’internaute. Ce que nous défendons, et qui est exploité en occident, est une solution comme le Fremium, une combinaison de “free” et de “premium”. L’idée est d’offrir du contenu gratuit à la majorité, et de proposer à une plus petite base du contenu exclusif.

Pour le moment, la majorité des individus en Afrique ne dispose pas d’une connexion à domicile. Il est peut-être du coup un peu tôt de réfléchir à un modèle d’affaires des médias orientés vers Internet…

C’est vrai, la plupart des foyers africains est sans ordinateurs, mais cela ne stoppe pas les gens qui trouvent d’autres moyens de rester connectés au reste du monde. Spécialement les plus jeunes. Ils vont dans les cybercafés, ou utilisent leurs mobiles quand ceux-ci disposent d’un accès Internet. Il est du coup primordial de se préparer et de les préparer au monde numérique dans lequel ils vont être immergés.

Il ne faut pas oublier que ceux qui accèdent déjà au quotidien à Internet sont souvent ceux que l’on peut qualifier de preneurs de décisions. Ils font souvent partie de l’élite et de la classe politique. Il ne faut pas sous-estimer leur influence.

*La KAS (Konrad Adenauer Stiftung) Foundation est le co-organisateur de la conférence African Media Leadership avec le Sol Plaatjie Institute for Media Leadership de l’université de Rhodes. Cette année, l’événement s’est tenu à Accra, du 4 au 7 octobre.

À lire aussi sur le site de L’Atelier :

  • Le Web mobile en Afrique ? Réservé aux cadres des grandes entreprises (01/10/2009)

  • Afrique : Microsoft veut sa part de low-tech (25/08/2009)