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Archive de la catégorie Recherche Attitude
Innovation sociétale 2
31.1.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 16 janvier 2012
L’innovation découle de l’aptitude à partager la connaissance
Dans le but de faciliter l’innovation, il est important d’améliorer les systèmes de partage du savoir. L’Insa-Strasbourg a mis au point un modèle qui intègre les notions de nouveautés et de contexte dans lesquels les savoirs ont été acquis.
Une entreprise peut tirer 75% de son chiffre d’affaire de produits ou de services qui n’existaient pas sur le marché cinq ans auparavant. Autant dire que l’innovation est un élément crucial de la réussite. C’est de ce constat qu’est partie une équipe de chercheurs de l’Insa-Strasbourg pour bâtir un nouveau modèle de partage de savoirs en entreprise (knowledge management), spécifiquement dédié à l’innovation. Ils ont conçu un prototype de logiciel pour tester leur propre approche. Appelé KoSI (KM System for Innovation), cet outil a été mis en place au sein d’une PME française de fabrication d’outil de matriçage de plaques d’acier. Une première, en quelque sorte, puisqu’il n’existe pas d’outil logiciel de gestion des savoirs en matière d’innovation, ni même de réflexion sur le sujet. Et pour cause: les savoirs en la matière sont difficiles à appréhender et à formaliser.
Mêler contenu et contexte
KoSI permet de capitaliser des connaissances en fonction de critères de contenu, comme un outil standard de gestion de connaissances mais aussi de contexte : l’importance et le niveau de nouveauté d’une pratique dans l’entreprise, les métiers qu’elle concerne, sa facilité d’usage mais aussi l’environnement dans lequel elle est apparue, le contexte social. L’outil fournit ainsi une dimension historique très importante en matière d’innovation. Il devient plus facile de définir si le savoir partagé est nouveau ou pas, si il s’appliquera au projet en cours et, au final, si on en tient compte ou pas. L’outil est même conçu pour éviter les redondances: si un savoir est déjà dans la base, les utilisateurs peuvent le voir. Comme il est partagé entre entre les participants à un même projet, le logiciel organise la propagation de ces savoirs pour un objectif très opérationnel.
Des logiciels existants encore trop lourds
Cet outil est très différent des logiciel de gestion de connaissances habituels. “La gestion classique des connaissances est basée sur l’utilisation de données pour de la reconception : on répète des pratiques”, note Rémy Houssin, du laboratoire de génie de la conception à l’Insa-Strasbourg. “Il existe bien la méthode du ‘brainstorming’ où chacun jette des idées en vrac parmi lesquelles on opère ensuite un tri, mais cela ne donne jamais lieu à la constitution d’une base de données et cette approche est trop dépendante de la qualité de l’animateur de la séance”. Quand aux logiciels existants, il s’agit généralement de bases de données lourdes et compliquées, dont le contenu est en plus sujet à interprétation de la part des utilisateurs. Au final, l’intérêt et le fonxtionnement de KoSI ont pu être validés par le test. Mais celui-ci n’a pas duré assez longtemps pour évaluer le retour sur investissement. Ce genre d’évaluation nécessite en effet une mise pratique sur le long terme. Or, justement, ce logiciel doit pouvoir apporter un avantage concurrentiel à l’entreprise.
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Innovation sociale
31.1.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 27 janvier 2012
“Faire appel à une entreprise sociale est un pont vers de nouveaux marchés”
Les entreprises sociales attirent les fondations ou investisseurs qui cherchent à favoriser le développement de structures défendant une bonne cause. Mais il ne faut pas sous-estimer leur impact sur les performances de l’entreprise.
Entretien avec Marlon Parker, fondateur de l’entreprise sociale RLabs, laboratoire né en 2009 en Afrique du Sud. Celui-ci qui aide à la réinsertion des personnes en difficulté en les formant à l’utilisation des nouvelles technologies mobiles et réseaux sociaux. Aujourd’hui, RLabs est constitué d’une Académie et d’un incubateur pour permettre aux membres de cette communauté d’innover et de créer leurs propres activités. RLabs se finance notamment en développant la stratégie mobile et réseaux sociaux d’entreprises clientes.
L’Atelier : Pourquoi une entreprise dont l’objectif principal n’est pas le social business travaille t-elle avec une entreprise sociale comme la vôtre ?
Marlon Parker : Outre l’opportunité non négligeable de travailler de manière responsable, une organisation faisant appel à une entreprise sociale comme la nôtre y trouve le moyen d’accéder à de nouveaux marchés, de nouveaux espaces géographiques, qu’elle aurait eu plus de mal à approcher par d’autres canaux. En ce qui nous concerne, RLabs représente une grande communauté présente dans 13 autres pays tels que la Finlande, le Portugal, la Malaisie ou Singapour, permettant d’accéder à ces communautés. Ce sont des avantages qui intéressent les entreprises.
Mais les services proposés par un laboratoire local comme RLabs ne sont-ils pas trop éloignés des besoins d’une compagnie implantée sur un autre continent ?
Non, les outils ou services sont souvent exportables. Travailler avec nous, par exemple, permet également de recourir à des outils nouveaux développés par nos membres. Dans les différents pays où il est présent, RLabs se concentre sur des communautés locales en fonction de leurs besoins locaux. L’innovation mobile a été développée en Afrique du Sud parce qu’elle s’adapte aux besoins du continent pour qui le mobile est très important. Ces outils peuvent donc permettre aux entreprises de favoriser leur développement, leurs performances. Ceci dit, ça ne signifie pas que l’innovation n’est pas exportable. JamiiX, un système de messagerie instantanée mobile permettant de communiquer d’un endroit sur plusieurs plates-formes (réseaux sociaux, MSN, GTalk, etc.), développé ici peut être utile partout dans le monde.
J’imagine que l’enjeu pour une marque est aussi au niveau de sa communication…
RLabs est une entreprise sociale qui forme les individus défavorisés et les reconstruit, les réintègre dans une communauté, dans la société. Une entreprise qui décide de travailler avec nous participe à notre développement et donc au projet social que nous défendons. C’est d’ailleurs grâce à l’activité de fournisseur de services ou de technologies innovantes que nous pouvons projeter de nous développer à travers le monde. Collaborer avec nous, et par extension avec une société basée sur la responsabilité sociale, apporte un gain en matière d’image et de réputation. Collaborarer avec une entreprise sociale, c’est permettre aussi à cette dernière de vivre et de se développer. Ce qui montre qu’elle s’inscrit dans une véritable démarche de responsabilité sociale. Mais aussi que cet engagement fait partie des valeurs de l’entreprise, de ses fondations.
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Financement nouveau pour produit nouveau
4.1.2012 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de Tom’sStyle
Edition du 4 janvier 2012
HiddenRadio & Bluetooth Speaker : l’enceinte sans bouton
HiddenRadio & Bluetooth Speaker est un haut-parleur Bluetooth pour smartphones et tablettes qui ne possède aucun bouton (quelques réglages sont malgré tout cachés sous le socle). Minimaliste à l’extrême, il ressemble plus à un capuchon de produit cosmétique qu’autre chose.
Il suffit de faire coulisser légèrement la partie supérieure vers le haut pour faire apparaître l’enceinte et augmenter le volume (jusqu’à 80 décibels). Une rotation vers le bas permet à l’inverse de diminuer le son. HiddenRadio & Bluetooth Speaker est alimenté par deux batteries rechargeables offrant une autonomie qui peut atteindre les 30 heures.
Le concept est présenté sur le site Kickstarter spécialisé dans le mécénat collectif. Les internautes qui acceptent de financer le projet bénéficieront de contreparties à la hauteur de leur don.
Le concept a séduit suffisamment de gens pour d’ors et déjà dépasser les 611 000 dollars de promesses de dons (alors que le minimum attendu était de 125 000 dollars). L’appel au dons restera ouvert jusqu’au 18 janvier mais le projet est déjà assuré de voir le jour.
Le produit final (à moins de faire partie des heureux donateurs) devrait être commercialisé 175 dollars.
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Dormir debout
20.12.2011 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans Tom’s style
Edition du 20 décembre 2011
Un système qui détecte les conducteurs somnolents

Pour plus de sécurité au volant, la compagnie Denso a conçu un système intelligent capable de détecter les conducteurs somnolents.
Le système rappelle vaguement ceux de Ford (Lane Keeping Aid), Volvo et autres Mercedes, dans la mesure où ils concernent les conducteurs fatigués. Contrairement à Ford, Denso se focalise sur le conducteur et non sur le véhicule. Le système, au lieu de surveiller les mouvements de la voiture, détecte 17 points au niveau du visage du conducteur. Ces points permettent de savoir à quel point le chauffeur est éveillé et concentré sur la conduite. Une caméra filme l’individu en permanence pour cela. Le niveau d’alerte du conducteur est évalué sur une échelle de 1 à 6. Lorsque le résultat du scan facial est plutôt bas, le système incite le conducteur à s’arrêter pour faire une pause.
Ce système basé sur les expressions du visage a été présenté au salon de l’auto de Tokyo dernièrement. Une éventuelle commercialisation n’a pas encore été citée.
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Du détournement des dispositifs de jeux
18.11.2011 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans les travaux de 5PlusForum
Edition d’octobre 2011
http://www.5plusforum.com
Allons-nous vers une interaction gestuelle, et même mentale, avec notre environnement ?
La reconnaissance de gestes est une science sur l’étude comportementale des êtres humains. De nombreux livres existent à ce sujet dont l’excellent ManWatching de Desmond Morris qui date de la fin des années 70. Mais 30 ans plus tard, notre monde a complètement changé. Et cette reconnaissance des gestes ne s’applique plus vraiment entre les humains, qui se regardent moins en moins (merci aux smartphones et autres tablettes), mais à notre environnement et nos objets quotidiens.
Microsoft et sa Kinect en sont un des principaux exemples. Destinée à l’origine pour jouer face à un écran sans aucune manette, la Kinect est aujourd’hui appliquée au monde de l’hôpital pour gérer des radios ou des dossiers de patient, au monde de la recherche pour piloter des drones, ou encore au monde de l’audiovisuel pour remplacer la télécommande d’un téléviseur.
Mais l’industrie va plus loin. Vous connaissez tous l’Air Guitar, ce principe qui consiste à imiter les vrais guitaristes mais sans l’instrument, avec de la musique en play-back. Désormais, vous allez pouvoir faire de l’Air Guitar en jouant réellement mais virtuellement. En effet, GhostGuitar est une application innovante pour les tout derniers appareils iOS (qui se caractérisent par une caméra frontale) qui vous permet de jouer de l’Air Guitar et de créer de la musique en même temps. Tout ce que vous devez faire est de placer votre appareil iOS face à vous, de sélectionner des paramètres sur l’application pour le son de votre instrument, d’ajouter une piste d’accompagnement optionnelle, et de commencer à faire semblant de jouer. Cette application de réalité augmentée affiche une guitare virtuelle sur l’écran de votre appareil iOS afin que vous puissiez vous voir et visionner aussi la position de vos mains.
Allons plus loin encore. Plusieurs laboratoires dans le monde entier, travaillent sur des interfaces mentales avec des ordinateurs. La plus récente information dans ce secteur est Nissan qui travaille en collaboration avec l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne sur un projet pour la recherche et le développement dans le domaine des technologies futuristes. Dès qu’elle saura analyser la pensée de son conducteur, la voiture de demain sera capable d’anticiper ses déplacements. Lorsque le conducteur pensera à tourner à droite, par exemple, la voiture elle-même se préparera pour la manœuvre, choisissant la vitesse adaptée et se positionnant correctement sur la route avant d’effectuer la manœuvre. Dans quel but ? Il s’agit de s’assurer que la sécurité sur nos routes est optimale et que la liberté associée à la mobilité de la personne reste au cœur même de la société. Nissan entreprend ce travail pionnier en collaboration avec l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse (EPFL). Un programme de recherches ambitieux concernant des systèmes d’interface cerveau-machine (ICM) permet déjà, grâce à des chercheurs de l’EPFL, à des personnes à mobilité réduite, de diriger leur fauteuil roulant par le seul transfert de la pensée. La prochaine phase de travail consiste à adapter les procédés de l’ICM à la voiture - et au conducteur – du futur.
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innovation ouverte mais un peu timorée
10.6.2011 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 8 juin 2011
En France, l’innovation ouverte bien perçue, encore peu appliquée
Environ une grande entreprise sur cinq est en train d’affûter sa stratégie liée à ce mode d’innovation. Un résultat encore en demi-teinte, qui souligne l’idée qu’il faut passer d’une vision “outil” à une vision “projet”. Positivement et justement perçue, l’innovation dite ouverte est considérée par la majorité des sociétés française comme une source d’enrichissement de projets innovants. Près de 95 % des entreprises interrogées en connaissent ainsi la bonne définition, et plus de neuf sur dix pensent que ce mode de collaboration leur permettra d’innover plus rapidement. C’est ce que révèle une enquête menée par Bluenove, qui souligne que du coup, les projets associés représenteraient des enjeux importants ou très importants pour près de 36 % des entreprises. Et plus de 40 % d’entre elles disent s’apprêter à mettre en place les premiers éléments de ces stratégies. Mais de la théorie à la pratique, il y a un pas : dans près de neuf compagnies sur dix interrogées, moins de 20 % des nouveaux produits ou services sont issus d’une démarche d’innovation ouverte. Par comparaison, aux Etats-Unis, le chiffre s’élevait à 50 % en 2009.
Un retard causé par de multiples réflexions…
Pour Bluenove, ce retard, estimé à deux ans, s’explique notamment par le fait que les Français considèrent l’innovation ouverte comme un outil. Elle n’est donc pas encore constitutive du projet d’entreprise et manque de soutien de la part des dirigeants. Plongées dans d’importante réflexions sur les questions de collaboration interne ou externe, près de 90 % des personnes interrogées pensent que cette démarche expose l’entreprise à des risques de vol ou de détournement de propriété. Par ailleurs, les concepts et la méthodologie de mise en œuvre seraient peu palpables, et les entreprises auraient donc besoin de support hiérarchique, notamment pour former les collaborateurs au partage et à la gestion des connaissances. Point positif, les entreprises ont globalement conscience des risques potentiels liés aux politiques d’Open Innovation et que cette démarche porte ses fruits sur du moyen terme.
…malgré une vision pragmatique
Les sociétés françaises (85,3%) ont conscience qu’il est indispensable de “mobiliser tous les collaborateurs de l’entreprise dans un effort global d’innovation” et que le budget des départements de Recherche et Développement (78,2 %) n’est pas le facteur principal. Il s’agit ainsi d’intégrer les services de communication, les directions de systèmes d’information et à l’évidence, les Directions de ressources humaines. Ces dernières sont d’ailleurs perçues pour 88,5% des entreprises comme un moyen de fidéliser les collaborateurs autour de l’Open Innovation. Mais ce n’est pas tout : l’Open Innovation est perçue comme un moyen de se focaliser sur les compétences du cœur de métier des collaborateurs et comme un accélérateur d’innovation, autrement dit, un réducteur du temps d’arrivée d’un nouveau produit sur le marché. Il ne reste donc plus qu’à dépasser cette phase d’acceptation, pour passer à la mise en œuvre de projets collaboratifs.
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e-Santé : faut faire simple ….
7.6.2011 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 6 juin 2011
Simplicité d’usage et sécurité faciliteront l’acceptation de la télésanté
Pour que les politiques de télémédecine portent leurs fruits, il faut miser sur la simplicité d’utilisation des systèmes, la coopération et la protection des données. Cela pour faciliter leur adoption par les professionnels.
Les technologies connectées semblent être une réponse adaptée à la coopération des professionnels de la santé en région, comme l’ont montré certaines initiatives exposées au salon HIT, dédié aux technologies de l’information au service de la santé*. Mais pour que leur usage rentre pleinement dans les mœurs, il faut avant tout favoriser le déploiement d’interfaces facilement utilisables. Il est également nécessaire que les processus répondent en premier lieu aux attentes des médecins, en termes de collaboration et de réduction de files d’attentes dans le but de traiter au mieux les urgences. Voilà ce qu’on pouvait conclure de l’observation des solutions existantes. Pour Laurent Pomares de la société Accelis Vepro - qui a mis en place une plate-forme en Nord Pas-de-Calais, “en plus de la facilité d’utilisation des services de télémédecine, le succès réside dans la confiance des professionnels du secteur médical quant à la sécurité des systèmes”.
De l’acceptation à l’appropriation
“L’usage n’est pas entièrement rentré dans les mœurs, pourtant les professionnels de la santé sont demandeurs d’outils numériques. Reste donc qu’ils doivent se les approprier”, poursuit Stéphane Magne, chef de projet sur la mise en place des dossier médical personnel et dossiers communicant cancérologie (DMP/DCC) et spécialiste dans les questions relatives aux réseaux de santé en Aquitaine. En effet, les médecins auraient passé la phase de découverte de ces outils et seraient en pleine phase d’acceptation. Cette initiative entraîne déjà selon lui “des dynamiques synergiques dans les bassins de santé, favorisant la mutualisation des services et la création de groupements de coopération sanitaire”. En effet, ils oeuvrent en faveur de l’innovation et de la collaboration intellectuelle des professionnels, notamment pour répondre aux problématiques d’éloignement géographique. Le réseau TéléSanté Aquitaine, un groupement de coopération sanitaire dont le but est de développer des services d’e-santé dans la région, en est un bon exemple.
Des applications concrètes déjà à l’œuvre…
La plateforme développée en Nord Pas-de-Calais est également probante : un système régional a été mis en place pour relier tous les centres publics d’hospitalisation. Dans la pratique, “il s’agit d’une plate-forme qui permet de relier vingt-cinq établissements à un centre de données. Grâce un logiciel, il est possible pour chaque médecin de suivre un dossier, d’intervenir dessus, de le réaffecter à un autre établissement voire même d’établir des diagnostics”, explique à L’Atelier Laurent Pomares. Cette dernière permet en effet d’améliorer la rapidité des interventions grâce à une base de données centralisée : il est donc possible pour un établissement disposant d’un scanner mais pas d’un radiologue d’obtenir un diagnostic en une vingtaine de minutes car des radiologues d’astreinte pourront accéder aux images en temps réel de chez eux ou d’un autre établissement.
* Salon qui s’est tenu à Paris du 17 au 19 mai 2011, au parc des expositions de Porte de Versailles
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Design&Brevet : le dossier complet
16.3.2011 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’IEEPI
Edition du 8 mars 2011
Design & brevet : quand l’innovation passe par le design
L’INPI avec l’APCI ont mené une première étude sur les relations entre design et brevets. Bilan : les liens entre innovation technologique et création sont plus étroits que prévus.
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Quelles sont les pratiques des designers en matière de dépôts de brevets, en agence ou en entreprise ?
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Quels sont les facteurs de resserrement et de desserrement des liens entre design et brevet ?
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Comment le design se place-t-il au cœur de l’« innovation d’usage » ?
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Quels sont les champs de progrès possibles ?
C’est pour répondre à ces questions qu’Yves Lapierre, Directeur général de l’INPI, vous invite à venir découvrir les résultats de l’étude publiée par l’Observatoire de la propriété intellectuelle de l’INPI, en partenariat avec l’APCI.
Preuve que le designer ne s’occupe pas que de forme, 20% des agences de design ont déjà déposé un brevet. Plus encore, 63% des entreprises habituées au design ont des designers impliqués dans un dépôt de brevet. Et ce d’autant plus que le designer est intégré à l’entreprise. Pour la moitié, le designer intégré a même un rôle déterminant dans les brevets -produits- déposés.
Ces constats sont issus de la première étude réalisée sur les relations entre designer et propriété industrielle. Intitulée « Design & brevet : quand l’innovation passe par le design », elle a été conduite en 2010 par le Cabinet Quam Conseil pour l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) et l’APCI (Agence pour la création industrielle). 167 agences françaises de design et une cinquantaine d’entreprises repérées dans les entreprises lauréates de l’Observeur du design ont participé à l’étude.
De fait, « en s’interrogeant sur l’usage, le travail des designers met en évidence des solutions ou fonctionnalités nouvelles, que les ingénieurs vont ensuite chercher à concrétiser », commente Antoine Barthélemy, consultant de Quam Conseil. Et plus le designer intervient en amont du projet, plus il impactera l’architecture d’un nouveau produit. Indirectement, les ingénieurs sont aussi poussés par les designers à explorer de nouvelles voies technologiques pour répondre aux choix des designers. « Le design peut aussi servir à valoriser une innovation technologique ».
Mais la relation n’est pas toujours idyllique. Le rapport de force agence-design se traduit souvent pas un abandon des droits de la propriété industrielle au profit de l’entreprise, qui ne valorisera pas forcément le designer dans les dépôts du brevet. Autre revers : « Le design se fait de moins en moins sur des objets physiques, mais sur des interfaces. C’est là, qu’il y a un champ d’innovation important. Mais les designers ne savent pas ce qui peut relever d’un brevet ou pas », observe encore le consultant de Quam Conseil.
Et oui ! Le problème du brevet logiciel, n’est toujours pas réglé.
Lien vers l’étude : http://www.ieepi.org/images/stories/actus/2011_Etude_Design_et_brevet.pdf
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Mobilier urbain
15.3.2011 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans tom’s style
Edition du 3 mars 2011
Cristal Station, des stations solaires pour le transport public
On ne cesse de découvrir des concepts de véhicules écologiques, la plupart du temps : solaires et électriques, mais on ne parle pas assez des architectures qui devraient les accueillir.
Avec tous ces concepts de moyens de transport publics électriques, il devrait y avoir également de stations exploitant une source d’énergie renouvelable. Le projet imaginé par le designer André Monteiro semble donc assez pertinent. Nommé Cristal Station, ce projet urbain consiste en l’installation des stations de charge solaire sur l’itinéraire des moyens de transports publics. Une station est composée de quelques plaques solaires érigées sur des supports ressemblant à des troncs d’arbres. Les stations peuvent être assimilées à des arrêts vu qu’elles sont placées au bord de la route, dans une partie du passage piéton. Cristal Station utilise des véhicules ouverts au public opérant comme des taxis.
Ces voitures électriques font partie d’un vaste réseau. On peut réserver une voiture et demander à l’opérateur de l’envoyer pour nous prendre là ou on se trouve, par simple coup de fil.
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Internet des objets
28.2.2011 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans Internet Actu
Edition du 23 fev 2011
De l’internet des objets au web des objets
“La promesse de l’internet des objets est de construire un réseau fluide d’appareils hétérogènes connectés ensemble pour former un dispositif unique et cohérent. Mais en fait, cette promesse est une escroquerie”, attaque, bille en tête, Vlad Trifa, ingénieur à l’Institut d’informatique pervasive de l’Institut de technologie de Zurich sur la scène de Lift à Genève. Il existe déjà plus d’une quinzaine de protocoles techniques pour assurer les communications domotiques et machines à machines (M2M), mais ceux-ci demeurent largement inconnues des programmeurs qui ne sont pas spécialisés sur ces sujets. Si l’industrie a construit des normes pour contrôler l’internet des objets, elle est loin d’être parvenue à un accord. “La réalité aujourd’hui est que nous avons plutôt construit des intranets pour un grand nombre de choses qu’un internet des objets, chacun formant un îlot isolé de quelques appareils connectés qui n’ont pratiquement aucun moyen d’interagir les uns avec les autres”. L’internet des objets est donc une utopie.
“Il existe un protocole pourtant qui pourrait mettre tout le monde d’accord, c’est le web”, estime Vlad Trifa dans sa présentation. “L’infrastructure existe, elle est ouverte, simple, libre, flexible, et elle est capable de passer à l’échelle. Tout le monde peut l’utiliser facilement et créer quelque chose avec. Elle permet une réelle simplicité d’accès.” Reste à l’utiliser pour les objets physiques et pas seulement pour l’information et la communication de nos machines électroniques.
Pour lire la suite de l’article : http://www.internetactu.net/2011/02/22/de-linternet-des-objets-au-web-des-objets/
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Créez votre réseau social!
23.2.2011 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 22 fevrier 2011
Marchés émergents : une plateforme pour créer et gérer ses communautés sur mobile
Afin que les internautes mobiles et les marques développent leurs propres communautés, Nicholas Haralambous et Vincent Maher ont développé Motribe à Cape Town, qui permet à quiconque de créer un réseau social personnalisé.
L’Atelier : En quoi consiste Motribe précisément ?
Nicholas Haralambous : L’idée est venue d’un besoin que Vincent et moi avons eu en voulant construire des communautés très ciblées. Au lieu de développer un nouveau réseau social à chaque demande, nous avons décidé de construire une plateforme qui permet à n’importe qui de construire son propre réseau social mobile. En six semaines, la technologie était opérationnelle. Motribe offre donc une plateforme où les utilisateurs peuvent créer leurs communautés sociales sur mobile. On fournit cette solution également aux marques – comme Guiness - ou aux agences qui peuvent désormais créer leurs communautés, les personnaliser et les lancer sur le web mobile.
L’Atelier : Qu’est-ce qui vous a incité à développer un tel outil ?
Nicholas Haralambous : Le marchés Sud-africain du mobile est l’un des plus dynamiques actuellement. Des entreprises comme Facebook luttent pour comprendre le marché et a parfois fait de faux mouvements. Notre offre est différente puisqu’elle se base d’abord sur notre expertise et nos années d’expérience dans la gestion de communautés sur mobile. Motribe a d’ores et déjà intégré le marché des réseaux sociaux mobiles dans nos zones d’intervention. Notre autre différence est que nous sommes davantage concentrés sur l’usage du mobile que sur les applications.
L’Atelier : Dans quels pays connaissez-vous du succès ?
Nicholas Haralambous : La promotion de Motribe s’est faite uniquement dans les marchés émergents de l’Internet mobile. Nos plus gros marchés sont aujourd’hui le Nigeria, l’Inde, l’Indonésie, le Kenya, le Bangladesh, l’Afrique du Sud, les Etats-Unis… Au bout de cinq mois, nous avons atteint plus de 700.000 utilisateurs. Les clients souhaitent construire des communautés pour attirer les internautes mobile dans des marchés émergents inexploités. Les utilisateurs privés qui souhaitent construire leur communauté n’ont pas à payer. Seuls les marques ou entreprises paient mais l’utilisateur final ne débourse rien. Plus de 1600 personnes ont créé des communautés : ce qui représente environ 60 000 photos chargées et 8,5 millions de messages privés envoyés dans dix-huit pays.
L’Atelier : Quels sont vos axes de développement ?
Nicholas Haralambous : Motribe est basé sur le glisser-déposer de fonctions additionnelles [plug-ins, Ndlr] choisis par les responsables des communautés. Nous avons lancé un plug-ins par semaine les sept premières semaines. Dans l’avenir, nous souhaitons créer d’autres fonctions communautaires pour attirer plus d’utilisateurs, comme le jeu sur mobile etc. Nous avons également des partenariats internationaux à annoncer dans les mois à venir, et nous nous interrogeons aussi sur le paiement sur mobile.
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Things think
14.12.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans InternetActu
Edition du 5 décembre 2010
Demain, les réseaux sociaux d’objets
La lecture de la semaine, il s’agit d’un article du New York Observer qui date de début novembre, article que l’on doit à Ben Popper et qui s’intitule “Créer le Facebook des objets”.
L’article commence très à l’américaine, le journaliste raconte être assis en face d’une jeune entrepreneure du nom de Joe Einhorn, dans son bureau. Ils discutent. Soudain, Einhron regarde l’anneau que le journaliste porte au doigt et lui demande : “Qu’est-ce que c’est que ça ?”. Le journaliste explique porter à son majeur la réplique d’une vieille chevalière gravée des initiales de son grand-père. Le grand-père qui avait perdu l’original avait donc fait faire une réplique, avant de retrouver la bague quelques années plus tard. La réplique fut offerte à Ben Popper pour l’anniversaire de ses 25 ans. A ce récit, et tout en faisant tourner l’anneau dans la paume de sa main, Joe Einhorn répond : “Vous voyez, ça ! dit beaucoup d’une personne”.
“Pour Einhorn, reprend Popper, chaque objet a une provenance, une histoire, qui exercent un attrait puissant sur les gens qui l’entourent. Mettre tout çà dans une base de données numérique, pense-t-il, donnerait un nouveau visage au Web.”
“Google, poursuit le journaliste, a créé le plus gros moteur de recherche du monde en trouvant la meilleure manière de classer les relations entre les milliards de pages qui constituent le Web. Facebook est devenu le plus gros réseau social au monde en construisant le système permettant de comprendre le mieux les identités et les relations des gens qui utilisent le Web. Une base de données qui permettrait aux usagers d’identifier et de chercher tous les objets du monde serait aussi élémentaire, et aussi profitable. Au lieu de seulement cataloguer leurs amis sur Facebook, les usagers pourraient commencer à construire aussi l’inventaire de leurs biens. En lien avec cela, serait inévitablement inclus le fait de pouvoir partager, échanger, vendre ou acheter.”
“Je vois les objets comme au dernier territoire vierge de l’espace numérique”, explique Joe Einhorn.
Et son projet, c’est de conquérir ce territoire. Ce projet a un nom -Thing daemon -, le démon des objets, raccourci en Thingd. Un démon est un programme informatique qui fonctionne en arrière-plan, que l’on nomme ainsi en référence au concept grec. Pour les Anciens, un démon était ce qu’on ne voyait pas, mais qui était toujours présent et toujours au travail. Le démon est une partie du plan de Einhorn pour construire la base de données mondiale des objets. Les programmes qu’il est en train de développer avec son équipe parcourent le web en continu, examinant les images, identifiant les objets en se fondant sur les textes qui l’entourent, sur les tags, mais aussi sur la forme, la taille et la couleur des images elles-mêmes. “Nous avons des centaines d! e millions d’objets dans notre base de données, explique Joe Einhorn, et nous en ajoutons plus de deux millions par semaine.”
Mais, remarque le journaliste, une base de données n’est pas très intéressante, ni même efficace, s’il n’y a pas quelque chose au-dessus d’elle, et si les gens ne se mettent pas à l’utiliser. L’interaction humaine autour de ces objets est ce qui pourra élever Thing deamon au dessus de Google et d’Amazon et aidera le logiciel à identifier de manière plus sûre les éléments et les marques.
Le but, explique Einhorn, est de suivre le modèle de Facebook. “Nous devions d’abord avoir une base de données solide. Maintenant, nous sommes prêts à commencer la construction de la plateforme.” Et Einhold a déjà développé deux plates-formes. The Fancy, un site qui s’intéresse à la mode, permet aux usagers de taguer les objets, et manifestement, le site a du succès. Un autrePlastastic, va tenter de provoquer le même enthousiasme chez les collectionneurs de jouet. Un site sur les comics va bientôt être mis en ligne. Et Einhorn pense rapidement permettre aux gens de créer des applications ou des sites autour des objets qui sont contenus dans la base de données.
Pour penser ce travail de mise en relation sociale des objets, Einhron a reçu le soutien de Jack Dorsey et Chris Hughes qui ont participé respectivement à la fondation de Twitter et de Facebook. C’est dire que ce n’est pas un petit projet.
Il faut attendre la fin du papier pour comprendre à quel type de relations sociales pense Einhorn quand il pense à des liens qui passerait par les objets : “Qui peut dire comment on devrait être relié les uns aux autres ? demande-t-il au journaliste de The Observer. Ce n’est pas aussi simple que le fait de bien aimer quelqu’un et d’en faire son ami. Le commerce est le coeur de beaucoup de ces relations et ça complique tout.”
L’anecdote finale est tout aussi ambiguë : Einhorn raconte au journaliste un article qu’il a lu récemment.
L’article raconte l’histoire d’un tableau qui est tombée derrière un canapé. Bien des années après, la famille bouge les meubles, et regarde le tableau avec un nouvel oeil. D’éminents historiens de l’art y voient un Michel-Ange, qui vaut probablement des millions. Pour Einhorn, il est évident que le vieux canapé est un acteur de l’histoire aussi intéressant que l’inestimable tableau.”
Quelques mots sur ce papier. A première vue, je trouve l’idée d’un Facebook des objets assez belle et même, une sorte d’équivalent numérique du “Parlement des choses”. Chez Bruno Latour, le “Parlement des choses” était, ou serait, le moyen de donner une représentation politique aux choses. Je trouve assez belle l’idée d’utiliser le modèle de Facebook pour donner une sorte de sociabilité aux objets, de pouvoir cartographier le réseau d’un objet, c’est-à-dire aussi une sorte d’histoire et de géographie de ces objets. Avec ce paradoxe, mais qui n’est qu’apparent, que le numérique, qui est souvent dénoncé comme lieu d’une dématérialisation, soit le lieu qui permette cela. Mais je n’ai pas l’impression que le p! rojet soit vraiment celui-là. En fait, je ne comprends pas bien l’idée. Est-ce qu’il s’agit de faire sortir les objets du rapport strictement matérialiste que nous entretenons avec eux ? Pourquoi pas. Ou est-ce qu’il s’agit de passer par les objets pour créer un vaste réseau social (ou une multiplicité de réseaux sociaux de niche) qui dépasse Facebook parce qu’au fond, selon Einhorn, le plus fort rapport que les hommes entretiennent entre eux passe par les objets, leur échange et leur commerce ? Ce qui serait une hypothèse assez déprimante.
Xavier de la Porte
Xavier de la Porte, producteur de l’émission Place de la Toile sur France Culture, réalise chaque semaine une intéressante lecture d’un article de l’actualité dans le cadre de son émission.
L’émission du 28 novembre 2010 était consacrée au Net(art) avec le sociologue Jean-Paul Fourmentraux, qui vient de publier Art et internet, les nouvelles figures de la création et à “la modélisation des imaginaires”, du nom de la Chaire d’enseignement et de recherche que vient d’inaugurer Pierre Musso.
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Pente glissante
14.12.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans ZDNet
Edition du 5 décembre 2010
http://www.zdnet.fr/blogs/greenit/la-penurie-de-metaux-rares-va-freiner-les-cleantech-39756596.htm#xtor=EPR-100
La pénurie de métaux rares va freiner les cleantech
Avec le développement de la société de consommation et l’adoption de ce mode de vie par les pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil, les matériaux rares se font de plus en plus… rares. Au point que l’augmentation de leur prix devient trop importante pour justifier les usages auxquels ont les destine.
Selon une récente étude du PNUE – Metal stocks in society and recycling rates - au rythme actuel, l’humanité manquera de gallium, de lithium, de néodyme, et de plomb d’ici 25 à 75 ans. Ces matériaux sont pourtant indispensables pour fabriquer des cellules photovoltaïques et des batteries de voitures électriques.
Selon l’ONU, les industriels doivent absolument augmenter le taux de recyclage de ces matériaux stratégiques. Pour l’instant, le taux de recyclage de la plupart des matériaux rares avoisine les… 1%. Sans une réelle avancée dans ce domaine et la mise en place d’une économie circulaire, il sera impossible de généraliser les panneaux solaires ou les véhicules électriques prévient le PNUE.
Espérons que ce genre de rapport, neutre et officiel, fera prendre conscience à la majorité des consommateurs et des citoyens que la solution la plus efficace et la plus rapide à mettre en oeuvre consiste à ralentir le rythme de renouvellement des biens de consommation.
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Charnière monde physique/monde numérique
23.11.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans InternetActu
Edition du 19 nov 2010
Des interfaces qui dépassent le langage
Dépasser le langage
Ces temps-ci, les recherches se multiplient sur les moyens de dépasser le langage dans notre rapport aux machines, en prenant en compte les signaux non verbaux, si fondamentaux dans la communication interpersonnelle et pourtant si négligés dans le domaine des interfaces (voir par exemple les recherches de Sandy Pentland au MIT que nous avions déjà évoquées).
Ainsi, aujourd’hui, les avatars des mondes virtuels ne sont-ils, la plupart du temps, que de gros smileys. Ce sont les utilisateurs qui les contrôlent et décident de leurs mouvements et de leurs gestes. Or c’est précisément le caractère inconscient de nos réactions corporelles qui détermine, pour une bonne part, la signification d’un message. Cette limitation de l’expressivité des avatars n’est sans doute pas pour rien dans les échecs répétés de mise en place de mondes virtuels.
A Barcelone, les capteurs corporels
A l’université de Barcelone, on essaie de résoudre le problème en utilisant un système qui mesure les battements du coeur, la respiration, le taux de résistance électrique de la peau (le paramètre mesuré dans les détecteurs de mensonges), puis on transfère les résultats dans le comportement de l’avatar. Le battement cardiaque se reflète dans le mouvement des pieds, la respiration dans le soulèvement – exagéré – de la poitrine, le taux de résistance galvanique dans la teinte du visage, plus ou moins rouge…
A Stanford, la prosodie
Sergey Levine, Christian Theobalt et Vladlen Koltunn (.pdf) recourent pour un but analogue à un paramètre plus simple à enregistrer, mais sans doute plus difficile à interpréter : la “prosodie”, c’est-à-dire le rythme de la parole. Après analyse du discours d’un utilisateur, on calque le mouvement de l’avatar sur sa manière de s’exprimer (vidéo).
Au MIT, la reconnaissance
Pour repérer les signes vitaux indépendamment de toute interface spécialisée certains se sont penchés sur un objet que nous possédons tous : la webcam. C’est sur cette idée qu’a planché un étudiant du MIT, Ming-Zher Poh. Il a remarqué que la couleur de notre visage changeait légèrement selon notre pulsation cardiaque. Ming-Zher Poh cherche actuellement à intégrer d’autres paramètres à son programme, comme la respiration ou le niveau d’oxygène dans le sang. Il envisage d’intégrer ce système à un miroir de salle de bain, par exemple, afin que tout un chacun puisse mesurer aisément sa santé et son état physiologique (vidéo).
L’intelligence ambiante
Au-delà de la réalité virtuelle, c’est bien le Nouveau Monde de “l’intelligence ambiante” qui est concerné par ces nouveaux types d’interface. C’est le propos d’un projet de l’Union européenne, leMiauce. Ce consortium a pour objet d’“étudier et développer des techniques d’analyse des comportements multimodaux des utilisateurs au sein d’applications réelles. Ce comportement multimodal peut se manifester sous la forme de la direction du regard, du clignement des yeux, du mouvement du corps”.
La revue en ligne Science Daily cite à ce propos Chaabane Djeraba, qui travaille pour le CNRS à Lille, “nous aimerions obtenir une forme d’intelligence ambiante où les ordinateurs sont complètement invisibles. Cela implique une interface multimodale par laquelle les gens sont susceptibles d’interagir avec leur environnement. L’ordinateur observe leur comportement et en retire des informations utiles pour l’utilisateur”.
Parmi les prototypes développés par le Miauce, on retiendra par exemple une analyse des comportements des voyageurs dans les escalators des aéroports ou des métros. A partir de ces données, la machine devrait être en mesure de repérer s’il se passe quelque chose d’”anormal”, par exemple s’il y a un effet de panique ou si quelqu’un est tombé dans un escalier, et prendre les mesures qui s’imposent.
Un autre projet, moins bénin, consiste à analyser le comportement des clients dans des magasins pour en tirer des conclusions sur les réflexes d’achats. Ce qui pose bien sûr des problèmes d’éthique et d’anonymat, sur lesquels on va certainement débattre encore longtemps !
Rémi Sussan
Lien permanent
et réaction en ligne : http://www.internetactu.net/2010/11/18/des-interfaces-qui-depassent-le-langage/
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Recherches d’un nouveau genre….
15.10.2010 by Olivier ESCHAPASSE.
Lu dans le Journal de l’Innovation
Edition du 15 octobre 2010
Nouvelle Chaire : « L’imaginaire comme matière première »
Objectifs
Travailler « l’imaginaire comme matière première » et décrypter la « grammaire des imaginaires à l’œuvre dans les processus d’innovation ». Telles sont les deux principales ambitions de la Chaire « Modélisations des imaginaires, innovation et création », inaugurée le 6 octobre.
« Les usages des consommateurs et les conceptions des ingénieurs transitent par des représentations et des fictions : tout un imaginaire qui s’appuie sur des récits, des conversations. C’est sur cette matière première que cette Chaire d’Enseignement et de Recherche entend travailler » explique Pierre Musso, Professeur des Universités, titulaire de la Chaire « Modélisations des imaginaires, innovation et création ». Créée via des partenariats à long terme (2010-2015) entre Télécom ParisTech et l’Université de Rennes 2, avec Dassault Systèmes, Orange, PSA Peugeot et Ubisoft, cette nouvelle Chaire vient d’être inaugurée et d’entamer ses activités.
Une démarche interdisciplinaire
Dans une démarche interdisciplinaire (sciences humaines, sciences de l’ingénieur et démarches artistiques), la Chaire sera donc consacrée à la recherche et à l’expérimentation sur les modélisations des imaginaires, des représentations et de la narration. « Le travail sur « l’imaginaire », positionné en amont du processus d’innovation, permet d’intégrer voire d’anticiper, les usages, de façon « légère », avec des simulations et des mises en scène, avant même le développement d’un prototype. À ce stade du processus, les concepts de services sont encore malléables et rectifiables : ultérieurement, les contraintes économiques ou industrielles sont telles que les rectifications deviennent difficiles » commentait Pierre Musso dans son discours inaugural.
Les axes stratégiques
Deux objets seront au cœur des travaux de la Chaire : « les territoires augmentés, la ville et la mobilité » (soit le « double monde contemporain », le « nouage du monde physique et du cyberespace ») et « le corps et son extension numérique » (les robots et les avatars). Cinq axes structurants ont également été définis : « les interactions des imaginaires des concepteurs et des consommateurs et leur insertion dans le processus d’innovation », « analyse et modélisation des récits, conversations et fictions », « analyse et modélisation des formes, images et univers », « extension numériques des objets, habiter le double monde » et « analyse du fonctionnement des imaginaires et des limites de leur modélisation » (avec l’apport des neuro-sciences ou de la psychanalyse).
Vers des projets expérimentaux communs
À côté des activités de recherche classique (thèses, études, séminaires ou conférences), la Chaire mettra en œuvre des projets expérimentaux communs (ateliers de création, logiciels, projets applicatifs, simulations, expérimentations) et s’attachera à produire de la prospective et de la veille. La Chaire sera par ailleurs ouverte aux acteurs intéressés par ses problématiques comme Universcience ou Minatec IDEAs laboratory, etc. « Notre rêve est de nous aventurer avec audace, dans le processus de l’industrialisation du « techno-imaginaire » en mutation permanente, pour innover, et créer sur et dans, l’innovation » concluait Pierre Musso.
Pierre Musso
Professeur des Universités, titulaire de la Chaire d’enseignement et de recherche « Modélisations des imaginaires, innovation et création ».
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