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Archive de la catégorie OpenData & eAdmin

Ville intelligente … et intelligente

Employer des systèmes évolutifs et autoadaptatifs est indispensable pour s’adapter au caractère changeant d’une agglomération.
Résoudre les problématiques d’une cité passe par recourir à un système basé sur une “technologie évolutive”. Pour pouvoir mettre au point ce réseau global, un système de télécommunications performant est indispensable : en interconnectant non seulement les habitants, mais également les infrastructures entre elles, l’on permet au système de prendre en compte tous les évènements pouvant nuire au bon fonctionnement de la cité et de réagir instantanément. C’est du moins ce que propose Carlos Gershenson, chercheur à de l’université nationale autonome de Mexico
Mobilité et gouvernance au cœur de la cité évolutive
A son sens, seul un réseau adaptable pourrait gérer de façon effective le caractère aléatoire d’une agglomération et des habitants qui y résident. Le chercheur identifie ainsi un certain nombre de domaines où l’apport des technologies « vivantes » pourrait mener à une meilleure gestion. Le premier d’entre eux est celui des transports. Comment adapter le nombre de véhicules disponibles en fonction de la demande, ou identifier les routes encombrées afin de conseiller des itinéraires alternatifs aux conducteurs ? En utilisant un système de gestion des données intelligent ! De la même manière le second domaine est celui de la gouvernance.
Privilégier les télécommunications pour améliorer le fonctionnement de la cité 
Mettre en réseau les différents organes d’état, et leur donner accès à des informations en temps réel accélérerait la prise de décision. Au final, c’est le fonctionnement de la ville toute entière qui s’en trouverait accéléré. Le chercheur conclue en soulignant la prochaine étape nécessaire au développement d’une cité intelligente: à savoir de mettre au point une technologie qui soit robuste au changement, et qui n’ait plus besoin des humains pour s’adapter à son environnement.

E administration

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 30 novembre 2011

L’administration en ligne a besoin de chemins préétablis
Pour améliorer l’efficacité des services gouvernementaux sur le web, une solution est de travailler, en amont, à calculer le plus court chemin informatique permettant de répondre à une requête donnée.
Afin d’accélérer l’accès aux services en ligne gouvernementaux et d’économiser de l’énergie, une solution serait de programmer à l’avance les plus courts “chemins informatiques de réponse”, en fonction des demandes possibles des utilisateurs. Voilà ce que se proposent de réaliser des chercheurs de l’université Mohammed V au Maroc, à travers un modèle algorithmique basé sur l’algorithme de Floyd-Warshall, capable de calculer l’ensemble des chemins possibles permettant de répondre à telle ou telle demande, et déterminant par-là même le plus court. En règle générale, les logarithmes usuels recalculent les processus à effectuer lors de chacune des demandes des utilisateurs.
Un calcul unique

Selon les chercheurs, leur système permet de réaliser cela mais en un seul calcul. Chacune des demandes possibles étant préenregistrée, le logiciel n’a alors plus qu’à suivre un chemin prédéterminé. Par exemple, si une requête requiert plusieurs autorisations auprès de différents services, il n’est plus besoin de repasser par un serveur central entre les deux demandes d’autorisation. Selon les chercheurs, l’avantage est double : cela accélère à la fois les temps de réponse pour les internautes, tout en limitant les besoins informatiques et énergétiques du point de vue des instituts gouvernementaux. 
Un logiciel encore incomplet

A noter qu’avant de pouvoir appliquer l’algorithme, il est nécessaire d’avoir au préalable modélisé l’ensemble des tâches possibles, et les liens de corrélation entre elles, soit une masse de travail réduite, mais transférée en amont du processus. Reste également à développer un système permettant de parer en cas de dysfonctionnement d’une des étapes intermédiaires, afin de ne pas risquer de stopper le processus dans son ensemble. Aucune expérimentation réelle n’a pour l’heure été mise en place. Il s’agit de la prochaine étape du projet que souhaitent mettre en œuvre les chercheurs.

Intelligence de la ville

Lu dans la Lettre de l’Atelier
Edition du 12 septembre 2011
Le concept de ville intelligente s’affine et se concrétise

 

 

 

L’accroissement de la population, notamment urbaine et les problématiques environnementales accélèrent les investissements en technologies dédiées à mettre au point les fameuses “smart cities”.

Alors qu’en 2010, 8,1 milliards de dollars ont été dépensé pour la création de technologies dédiées aux villes intelligentes, ce chiffre devrait passer à 39,5 milliards de dollars en 2016. Ces données sont révélées par une étude d’ABI Research, qui compile une centaine de projets de villes intelligentes à travers le monde. La plupart des initiatives référencées prenant place en Europe (38), Amérique du Nord (35) et Asie (21). Pour Joshua Flood, Senior Analyst chez ABI Research, ce phénomène s’explique facilement. “Il devient critique pour les villes de se développer intelligemment pour répondre aux besoins de leurs citoyens et des entreprises“, explique-t-il à L’Atelier. La raison en est simple : “Plus de 50% de la population mondiale habitent dans des villes. Selon les Nations Unies, d’ici à 2050, il y aura 2,2 milliards de personnes en plus sur la planète (on passerait de 6,9 à 9,1 milliards d’habitants)“, note-t-il.

Un besoin motivé par une population urbaine grandissante
Et d’ajouter : “Dans le même temps, les deux tiers de la population mondiale résideront en zone urbaine (3,4 à 6,3 milliards). “. Si la priorité de ces projets était jusqu’ici la constitution de réseaux intelligents, les dépenses des cinq prochaines années devraient s’orienter vers des moyens de transport et d’administration automatisés (e-ID…) mais également vers des solutions pour préserver l’écosystème. Plusieurs modèles existent en termes de villes intelligentes. L’étude s’attarde sur Holyoke dans le Massachusetts, une ancienne cité agricole, frappée par la crise. Financée par Cisco, la ville prévoit une refonte totale de son cœur urbain : un nouveau terminal de transports, des buildings multi-usages visant à améliorer les services en matière d’éducation, de santé et d’économie afin de rapatrier en centre ville des populations exilées dans les banlieues.

Différentes formes de villes intelligentes
Le but étant de créer un modèle pour toutes les villes au profil semblable aux Etats-Unis. De son côté, Amsterdam a pris le chemin d’un projet environnemental, en partenariat avec des sociétés d’innovations et d’opérateurs réseaux hollandaises. En s’associant étroitement avec les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics, la ville a mis en place des mesures écologiques visant à diminuer sa production en CO2 de 40% d’ici à 2015. Le dispositif s’appuie principalement sur des stations électriques pour les voitures et les bateaux permettant de se passer de l’essence, l’installation de panneaux solaires pour se connecter à Internet ou encore le lancement d’études sur l’environnement dans les universités locales.

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